Architectures Raphaël Gabrion
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Pôle culturel
Courcouronnes
2010-2016


Programme : Extension + Restructuration du lycée Georges Brassens + Réaménagement d’une cour de recréation et d’un parking 35 places

Localisation : Courcouronnes (91)

Surface : 750 m² SHON  + 2 500 m² d’espaces extérieurs

Coût : 2 550 000 € HT

Maître d’ouvrage : Région Île-de-France / Essonne Aménagement / Maxens Dessales chargés d’affaire

Équipe MOE : Architectures Raphaël Gabrion / MTC (BET TCE) / AÏDA (BET Acoustique) / Emma Blanc (sous-traitant Paysage) / Raphaël Gabrion conception phase concours + APS / Franck Toulliou assistant - chef de projet sur les phases études + chantier 

Procédure / mission : Concours – Mission de base

Calendrier : 2011-2016

Caractéristiques : Label BBC + isolation par l’extérieur + toiture végétalisée + amélioration de l’imperméabilisation du sol par noues drainantes + bâtiment partiellement enterré et profitant de l’inertie naturelle du sol

Situé à Courcouronnes dans la banlieue Sud de Paris, le nouveau Pôle culturel du Lycée technique Georges Brassens est un édifice monolithique qui abrite les activités artistiques de l’établissement : cinéma, théâtre, photographie et musique.

Conçu dans une logique de dialogue architectural avec les bâtiments existants du lycée, le projet en est l’extension naturelle. Ses épaisses façades de gabion, constituées de pierre de Degan, font écho par leur teinte et leur texture, aux panneaux préfabriqués en béton des façades existantes du lycée.

Proposant une redéfinition des espaces extérieurs de l’établissement, le nouvel édifice instaure un rapport d’équilibre entre les différentes masses bâties qui encadrent la cour de récréation. Anciennement mal délimité et difficilement appropriable par les élèves et leurs enseignants, cet espace de détente bénéficie ainsi d’une redéfinition de ses limites et par là même, de sa géométrie. Il en résulte un espace baigné de lumière et aux proportions maîtrisées, parfaitement adapté à ses usagers.

La radicalité, la force et le caractère abstrait de sa forme permettent au nouveau bâtiment, partiellement encastré dans le sol, de tisser des liens visuels avec le paysage : la perspective du hall traversant dialogue ainsi avec le stade adjacent, tandis que l’amphithéâtre enterré prolonge la topographie existante à l’intérieur du bâtiment.

Un soin particulier a été apporté à la conception des espaces intérieurs, afin que chaque détail concoure à faire de ce pôle culturel un lieu propice à la découverte et à l’expérience des sens. Le choix du registre architectural, celui d’une esthétique minimaliste, permet ainsi de scénographier les espaces pour que l’attention puisse se porter sur des éléments choisis et magnifiés, à l’image de l’entrée zénithale de lumière naturelle dans le bâtiment, au travers d’une faille aménagée à cet effet dans l’épaisseur bâtie et qui dévoile subtilement le ciel. Egalement, la salle de musique et le studio insonorisé de musiques amplifiées bénéficient de larges ouvertures malgré la contrainte acoustique.

Chaque élément qui constitue normalement un bâtiment (relevé d’étanchéité, plinthe, grille de ventilation, menuiserie, alarme, etc...) a été envisagé pour disparaître et laisser le regard voir ce qu’il doit voir. Tout devait disparaître pour faire abstraction et cultiver le regard.

Pièce manquante d’une composition spatiale jusqu’alors inaboutie, le Pôle culturel du Lycée technique Georges Brassens instaure un nouvel équilibre à l’échelle de l’équipement et procure à ses usagers un sentiment paisible d’achèvement.